Que devient le shaman ?

Il est vrai de dire que le shamanisme est ancestral, il est encore plus vrai de dire que le shamanisme ne connaît ni âge ni frontière. Sibérienne ou amérindienne, chinoise ou ante-celtique, chaque culture à au fond d’elle une part de son histoire liée au shamanisme.

En ces temps de modernité où le paraître et l’argent domine, où la Terre est sacrifiée au nom du bénéfice, nous voyons réapparaître en force le shamanisme. Son « retour » si nous pouvons l’appeler ainsi, se fait dans les années 60 avec la parution du livre de Mircelia Eliade : Chamanisme et les techniques archaïques de l’extase. Le shamanisme est alors associé au mouvement « new age » de l’époque. Aujourd’hui nous pouvons voir que beaucoup se revendiquent shaman sans savoir ce qu’implique vraiment ce titre. Car archaïquement le shaman ne pouvait se revendiquer comme tel, c’était sa tribu ou son clan qui décidait s’il avait le potentiel ou non de devenir le passeur de monde, et de débuter son initiation. Les choses ont aujourd’hui changé et nous voyons apparaître une flopée de shamans inculquant leurs enseignements contre rémunération..L’enseignement shamanique devenant ainsi paradoxalement hors de portée par le coût de la formation et en même temps si proche par la multiplication de stage et d’enseignants.

Je regrette aujourd’hui que les courants « new age » se soit intéressés au shamanisme jusqu’à le rendre populaire et attirant, la plus part de ses nouveaux pratiquants ignorants complètement certains aspects de l’initiation, le shamanisme étant relégué à un phénomène de mode. Il ne suffit pas de s’inventer un animal totem pour être shaman, il ne suffit pas d’avoir envie de prendre soin de la Nature et de la protéger, il faut donner beaucoup plus que ça, il faut se donner soi même pour être shaman. L’appel du tambour doit être ressenti dans toutes les fibres de l’être, il faut être prêt à entrer en transe, à danser à son rythme, à courir, à hurler, à tomber.. Il faut être prêt à laisser sa vie derrière soi, à vivre l’expérience de mort shamanique qui nous permet d’être investi en tant que passeur, en tant que veilleur des trois mondes. Il faut savoir ce qu’implique cette voie avant de l’emprunter, car le chemin risque d’être caillouteux et risqué mais la récompense en vaut le prix.

 

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Nelumbo Nucifera.

Chaque arbre, chaque fleur, chaque végétal dissimule en lui des mystères et des significations cachés. La lavande est connue pour être apaisante, la fleur de rose rouge bien que belle et odorante représente dans certaines civilisations l’amour futile et ou physique au contraire de la tulipe orange qui elle serait symbole d’amour éternel. L’edelweiss ou « pied de lion » , fleur des belles Alpes, représenterait la pureté et l’amour et serait offerte par un homme à sa promise. Au delà de ces significations portant sur l’amour ou la pureté, il est une plante connue et devenue sacrée dans certaines parties du monde qui révèle une partie mystérieuse: la Fleur de Lotus. Représentée comme le trône de certaines divinités hindous, telles que Shiva ou bien Vishnu, elle est présente dans nombres de cultures.

Le lotus est le signe de l’accomplissement de soi, et représente l’élévation spirituelle, sa symbolique résultant dans les légendes liées aux Eaux Primordiales. Selon les mythes et légendes, le Lotus plante ses racines dans les Eaux Inférieures et sa fleur symbole de féminité et de vie éclos grâce à la lumière des Eaux Supérieures. Cette plante représente l’éclosion du monde et de l’être, le Lotus est symbole d’équilibre entre les éléments, l’état primordial créé par la rencontre du souffle et de l’essence ainsi qu’entre l’Eau et le Feu dans le Tantra Taoïste. Plante spirituelle par excellence elle ne cesse d’inspirer les hommes et c’est dans cet intérêt toujours renouvelé qu’on voit sa part de sacré.

 » Sur la feuille de lotus

la rosée de ce monde

se distord  »  

Kobayashi Issa

Ma Déesse oubliée

De toutes les déesses que j’ai prié, invoqué, il y en a une qui a retenue particulièrement mon attention, mes désirs, ma passion et ma curiosité. Il s’agit de la déesse oubliée Anupet, connue aussi sous les noms d’Anupt ou bien Anubet. Déesse égyptienne au culte très ancien, elle n’est que très peu connue aujourd’hui et demeure le « double féminin d’Anubis ». Peu de renseignements subsistent sur cette Déesse aussi magnifique que puissante, cette mère chacal et femme du désert, celle qui hurle avec le vent.. Anupet est bien plus que simple femme et double féminin d’un dieu, elle est et existe dans le coeur de celles et ceux qui l’invoquent et qui la vénèrent. Jamais je n’ai eu de relation aussi intime et forte avec une déesse qu’avec elle, et j’aimerais lui rendre un peu de sa gloire disparue.

Prière d’invocation pour Anupet :

« Déesse du désert, ma mère chacal

Je t’implore ainsi que les esprits du désert qui te servent,

D’aider ton petit qui se perd dans ses traces.

Ton nom est hurlé par le vent et je me tiens devant toi,

Pour recevoir ta protection,

Entoure moi de ta chaleur divine et de ton esprit maternel.

Déesse chacal, sois ma protectrice.

Déesse mère, accompagne ton enfant. »

007

 

Ma découverte du Féminin Sacré

Du plus loin dont se souvienne ma mémoire, j’ai toujours été spirituelle. Petite il m’arrivait souvent de poser des questions à mon cher papa, des questions qui n’étaient pas celles d’un enfant, des questions d’adultes. J’ai vécu et grandi avec l’esprit ouvert, toujours prêt à accueillir avec joie de nouvelles connaissances. J’étais assoiffée de connaissances, et je remercie aujourd’hui mes nombreuses insomnies d’avoir permis l’épanchement de mon esprit.

Quoi qu’il en soit c’est au cours d’une énième nuit à vagabonder sur le net, en attente du salvateur sommeil qui ne venait pas, que je suis tombée sur un article concernant le féminin sacré. Je ne risquais pas de retrouver le sommeil après cette formidable découverte ! J’ai dévoré les pages et trouvé des informations qui faisaient écho à des choses que j’avais déjà appris ou qui étaient déjà ancrées en moi. Je ne pense pas qu’on puisse découvrir le féminin sacré, je pense qu’il ne peut qu’être « redécouvert ». Vaste nuance qui engendrait l’idée que le sacré, masculin et féminin, est ancré en chacun de nous et ne demande qu’à être découvert, il faut juste savoir s’écouter.

Le cheminement de mon âme a été long et semé de désarroi, d’embûches..l’esprit raisonnable se rebellant contre l’idée de sacré. J’ai prié la Déesse, j’ai prié les déesses puis me suis rétractée.  Je suis encore en cheminement, les bases ont été érigées mais il reste beaucoup à construire. Le chemin sera long mais je l’espère, lumineux.